
En République démocratique du Congo, de graves accusations visant l’Autorité de Régulation de la Sous-traitance dans le secteur privé (ARSP) circulent depuis plusieurs heures sur les réseaux sociaux et dans plusieurs plateformes d’information. Le directeur général de l’institution, Miguel Kashal Katemb, est cité dans une affaire présumée de détournement de fonds impliquant également la Sofibanque.
Selon les informations relayées, plus de 100,4 millions de dollars américains auraient été retirés en espèces (« cash ») entre 2023 et 2025. Les auteurs de ces accusations évoquent de supposées opérations financières suspectes qui auraient été effectuées via des comptes liés à l’ARSP.
Les mêmes sources annoncent la publication imminente de documents et d’éléments qu’elles présentent comme des preuves des retraits présumés. À ce stade, aucune pièce officielle n’a encore été rendue publique ni authentifiée par une autorité judiciaire compétente.
Face à ces allégations, plusieurs appels sont lancés en direction des institutions de contrôle, de la justice congolaise ainsi que des autorités de l’État afin que toute la lumière soit faite sur cette affaire présumée, dans le respect des principes de transparence et de l’État de droit.

Des voix s’interrogent également sur le silence observé jusqu’ici par certaines institutions officielles, notamment la Présidence de la République, alors que l’affaire suscite de nombreuses réactions au sein de l’opinion publique.
Pour l’heure, ni l’ARSP, ni son directeur général Miguel Kashal Katemb, ni la Sofibanque n’ont officiellement réagi à ces accusations.
Par ailleurs, dans l’attente d’éventuelles clarifications officielles, plusieurs observateurs appellent à la prudence et rappellent l’importance du respect de la présomption d’innocence tant qu’aucune décision de justice n’a été rendue.
Gary Ngali
