
Kinshasa, 11 juin 2026 – Le Programme national de santé mentale (PNSM) a organisé ce jeudi une table ronde consacrée au plaidoyer pour l’intégration de la santé mentale et du soutien psychosocial dans les actions humanitaires ainsi que dans les projets de développement en République démocratique du Congo.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’un travail mené par le Programme national de santé mentale afin de promouvoir la prise en compte de la santé mentale dans tous les projets et programmes destinés à la population congolaise, particulièrement face aux nombreux défis psychosociaux auxquels celle-ci est confrontée.
Selon les responsables du programme, plus de 20 millions de personnes auraient souffert de troubles liés à la santé mentale ces dernières années. Face à cette situation, les acteurs du secteur plaident pour que chaque structure sociale dispose d’un mécanisme de prise en charge et de suivi de la santé mentale, permettant ainsi d’évaluer régulièrement le bien-être psychologique de la population.
Prenant la parole au cours des travaux, le professeur Dieudonné Ngalamulume a souligné l’importance de la santé mentale dans le développement du pays.
« Sans santé mentale, il n’y a pas de santé. Sans santé mentale, il n’y a pas de développement », a-t-il déclaré.
Par ailleurs, ce dernier a également estimé que plusieurs programmes de développement n’atteignent pas toujours les résultats escomptés en raison de l’absence d’une évaluation préalable de l’état psychologique des bénéficiaires.
« Même dans le cadre du programme de développement des 145 territoires, des moyens financiers importants ont été mobilisés par l’État congolais. Cependant, les résultats attendus ne sont pas toujours visibles, notamment parce que la dimension de la santé mentale n’a pas été suffisamment prise en compte », a-t-il ajouté.
En conclusion, le professeur a insisté sur la nécessité d’intégrer systématiquement l’évaluation de la santé mentale dans les différents secteurs de la vie nationale afin de favoriser le bien-être des citoyens et de soutenir un développement durable.
Gary Ngali
