
Mireille Safalani, Présidente nationale de l’association Avant Tout Le Congo (A.T.C.) a présenté,lors d’une conférence de presse tenue samedi 27 juin à Kinshasa ,une pétition citoyenne forte de plus de 53 250 signatures. Ce texte, en progression constante vers les 100 000 signatures, exige le changement de l’équipe dirigeante provinciale, accusée de mener une gestion publique éloignée des aspirations légitimes de la population.

La porte-parole des « Filles et Fils du Maniema » a dénoncé une province en souffrance, minée par l’enclavement, l’insécurité et la dégradation des infrastructures, et a appelé à un sursaut citoyen pour briser ce qu’elle a qualifié de « silence complice ».
« Le véritable problème du Maniema n’est pas le manque de ressources » a martelé Mireille Safalani devant la presse. Le véritable problème réside dans la mauvaise foi de l’actuelle classe politique dirigeante, qui s’écarte de la vision du Chef de l’État, vision ancrée sur le principe sacro-saint de « Le peuple d’abord ». »
La pétition dénonce également une crise institutionnelle profonde, illustrée par les tensions récurrentes entre l’Exécutif provincial et l’Assemblée provinciale. « Pour la quatrième fois, des députés provinciaux sont convoqués à Kinshasa pour être rappelés à leurs responsabilités » a souligné Madame Safalani , précisant que Ce fait, à lui seul, révèle la gravité de la situation. Estimant que l’Assemblée provinciale n’a pas suffisamment joué son rôle de contrôle démocratique.
Il sied de noter que Mireille Safalani a exigé l’instauration d’une culture de redevabilité, où chaque ressource publique serait traçable et chaque dirigeant comptable de sa gestion. « Le Maniema n’est la propriété privée de personne. Le Maniema appartient à son peuple. Nous avons le devoir moral, politique et historique de le protéger », a-t-elle conclu, promettant d’aller jusqu’au bout de la mobilisation.
Klaude Kabwebwe
