
Quand certains évêques troquent la soutane contre le trône, selon l’ambassadeur PCA Jean Thierry Monsenepwo
Dans une tribune au ton offensif, l’ambassadeur PCA Jean Thierry Monsenepwo développe une lecture politique de l’opposition de certains responsables de l’Église catholique au président Félix Tshisekedi. Selon lui, derrière les prises de position de certains prélats sur le débat relatif à la Constitution se cacherait une autre réalité : la perte d’une influence financière et administrative consécutive à la mise en œuvre de la gratuité de l’enseignement de base.
Pour Jean Thierry Monsenepwo, la décision prise en 2019 par le chef de l’État constitue l’une des plus grandes réformes sociales de l’histoire récente de la RDC. Il affirme que plusieurs millions d’enfants supplémentaires ont pu accéder à l’école grâce à cette mesure, allégeant considérablement les charges des familles congolaises.
À ses yeux, cette réforme aurait profondément modifié les rapports entre l’État et les écoles conventionnées, en mettant fin à un système dans lequel les frais scolaires constituaient une importante source de revenus et d’influence pour certaines structures de gestion.
L’ambassadeur soutient que la contestation actuelle ne serait donc pas seulement constitutionnelle ou politique, mais également liée à la perte d’un pouvoir de gestion. « Ils ne combattent pas la gratuité de l’enseignement ; ils combattent une gratuité qu’ils ne contrôlent plus », estime-t-il.
Abordant les récentes déclarations de la CENCO sur la situation politique du pays et le débat autour de la Constitution, Jean Thierry Monsenepwo considère que certains prélats seraient sortis de leur rôle pastoral pour adopter une posture politique. Selon lui, une Église est appelée à accompagner spirituellement le peuple plutôt qu’à intervenir comme acteur partisan.
Le PCA va plus loin en évoquant la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC. Il critique ce qu’il qualifie de silence ou d’ambiguïté de certains responsables ecclésiastiques face à l’agression dont le pays est victime. Il estime que toute prise de position qui affaiblirait les institutions nationales dans ce contexte profiterait indirectement aux intérêts du Rwanda.
Il sied de noter que Jean Thierry Monsenepwo appelle les Congolais à préserver l’acquis de la gratuité de l’enseignement, qu’il considère comme une conquête sociale majeure. Selon lui, le débat sur la Constitution ne devrait pas servir de prétexte à des règlements de comptes politiques ou institutionnels.
« la priorité doit rester la défense de l’intérêt national, de l’école congolaise et de l’avenir des enfants », tandis que les institutions religieuses devraient, selon lui, se consacrer avant tout à leur mission spirituelle, conclue t-il.
Gary ngali
Depuis 1980, la CENCO gérait l’argent. Elle contrôlait 40 851 enseignants et surtout, les caisses. Des millions d’élèves. Ses « bureaux gestionnaires », qu’elle-même qualifie de « budgétivores » dans son rapport de 2021, vivaient de la sueur des parents.La gratuité a tout arrêté. Plus de minerval. Plus de flux d’argent direct. Plus de contrôle discrétionnaire. Ne vous y trompez pas : ces prélats ne combattent pas la gratuité. *Ils combattent une gratuité qu’ils ne contrôlent plus.* On leur a retiré le bâton de gestionnaire. Il ne leur reste que le rôle de partenaire. Et ça, leur orgueil ne le supporte pas.*C’est ça, la vraie blessure. Le reste n’est que théâtre.**II. DE L’AUTEL À LA TRIBUNE : QUAND LA CENCO DEVIENT UN PARTI*.Une Église qui prie n’appelle pas à la rue. Une Église qui sert n’appelle pas à la désobéissance. Pourtant, du 18 au 20 juin 2026, la CENCO réunie en « Assemblée plénière extraordinaire » a franchi la ligne rouge. 17 points. « La Nation est en péril ». Appel à « résister ». Menace d’un « calendrier d’actions sur le terrain ». Traduction : *La soutane est jetée. La place est prise. Ils veulent le trône.*Pire : Sous Tshisekedi, certains prelats utilisent la Constitution comme une arme pour abattre un Président qu’ils n’ont jamais digéré. La morale est à géométrie variable. La politique, elle, est c
