
L’ambassadeur PCA Jean Thierry Monsenepwo est monté au créneau pour répondre au mouvement « Sauvons la RDC », qu’il associe à l’ancien président Joseph Kabila. Dans une sortie ferme, il dénonce une initiative qu’il qualifie « d’ imposture » portée par des acteurs aux liens présumés avec le Rwanda, tout en défendant les avancées réalisées sous le Président Félix Tshisekedi.
Pour Jean Thierry Monsenepwo, le communiqué du mouvement « Sauvons la RDC » « ne trompe personne ». Il affirme que ses initiateurs entretiennent des accointances connues avec le Rwanda et dénonce leur silence face aux déclarations du président Paul Kagame.« Aucun d’entre eux n’a eu le courage de contredire ces propos, alors même qu’ils engagent directement la souveraineté de notre pays », fustige-t-ii
L’ambassadeur va encore plus loin en associant ces acteurs à « l’aventure meurtrière » menée par des groupes armés dans l’Est de la République démocratique du Congo, notamment l’AFC/M23/FPR/PPRD.Il accuse ces derniers de semer « la mort et la désolation » et dénonce une contradiction majeure :
« Ceux-là mêmes qui tuent notre peuple sans pitié viennent aujourd’hui prétendre parler en son nom. On ne peut pas être à la fois bourreau et donneur de leçons. »
Dans son argumentaire, Jean Thierry Monsenepwo met en avant les actions du Président Félix Tshisekedi, qu’il présente comme des preuves tangibles de progrès.
Parmi les réalisations citées figurent :la modernisation de l’aéroport international de N’djili ;
La réhabilitation de centaines de kilomètres de routes à Kinshasa ;
La modernisation des routes nationales ; et la mise en service imminente du barrage de Katende.
Il souligne également l’entrée du pays sur le marché financier international comme un tournant majeur.Sur le plan institutionnel, Monsenepwo rejette toute légitimité au mouvement « Sauvons la RDC » pour se poser en défenseur de la Constitution.« Ils l’ont violée sans scrupule et continuent de la violer », accuse-t-il, tout en estimant qu’ils devront « rendre des comptes ».
Par ailleurs, il rappelle que toute évolution constitutionnelle relève exclusivement de la volonté du peuple congolais :« Si le peuple décide de modifier sa Constitution, qui peut s’y opposer ? Personne. »Une pique à l’héritage politique de KabilaEn conclusion, l’ambassadeur évoque une formule attribuée à Mzee Laurent-Désiré Kabila, qualifiant certains acteurs politiques de « conglomérat d’aventuriers ».
Un tacle direct qui illustre la tension persistante sur la scène politique congolaise, où les fractures restent profondes autour des questions de souveraineté, de sécurité et de gouvernance.
Gary Ngali
